Voyage dans la Silicon Valley


26 novembre 2014
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J’aime toujours ce moment de retour d’un voyage passionnant, où je partage avec vous les faits les plus marquants.

 

Après Shanghai l’an dernier, voici donc impressions de voyage au cœur de la Silicon Valley où je suis partie avec Croissance + et un joli groupe d’entrepreneurs. Chacun de nous a vu dans ce voyage des perspectives plus ou moins différentes : une volonté de s’implanter dans le pays de la tech, de décrypter les tendances, de rencontrer des entrepreneurs français déjà familiers avec les usages de la Valley et profiter de leur expérience, ou encore de prendre une grande bouffée d’énergie …

Les premiers enseignements pour ceux qui veulent s’implanter et trouver des investisseurs :

 

  • Mettre au point un positionnement unique et potentiellement international. En d’autres termes : ne faire qu’une seule chose mais très bien et devenir le leader.

En revanche, faire pareil que les autres (même en mieux) vous disqualifie d’emblée auprès des investisseurs.

  • Réunir « users » et « developpers » : avoir déjà fait la preuve de la réussite de son concept et afficher un nombre important d’utilisateurs. Autres marqueurs de valorisation de l’entreprise : savoir recruter et fidéliser les bons ingénieurs et développeurs.
  • Le networking est capital. Il ne faut pas oublier que là-bas, plus encore que chez nous, il existe une véritable culture du réseau. La moindre des choses, si on veut faire partie de la communauté de la tech, est de lui dédier du temps, si on veut y être accepté. Une semaine par mois minimum sur place à San Francisco voire, s’installer pour de bon.
  • Attention aux Ressources Humaines : en Californie, être french native n’est pas un sésame. Les boites françaises n’ont pas bonne presse en techno, à la différence du luxe et de la gastronomie. Quant aux américains, ils ont une grande aisance relationnelle et une bonne éloquence, on a vite fait d’imaginer trouver la perle rare, la réalité est souvent sévère. Avant de recruter, prendre des références, faire marcher son réseau, ne pas hésiter à se renseigner même sur linkedin, ici c’est monnaie courante.

 

Pour s’imprégner des méthodes de la Silicon Valley, créer le buzz et augmenter son « pipeline de contacts », UbiFrance propose, sur place, un programme d’accélération, porté par son directeur Stéphane Alisse : “UBI I/0“.

 

Quant à la BPI, elle ambitionne d’aider les entreprises françaises des filières IT, biotechnologie et CleanTech à mettre un pied à la Silicon Valley. Pour ce faire, et c’est un signe très fort, elle a nommé Romain Serman. En tant qu’ex – Consul de France à San Francisco, Romain Serman n’hésite pas à partager son carnet d’adresses et devient un véritable connecteur entre le monde de la tech et les fonds d’investissements américains.

 

 

Il y a ensuite les visites qui ne m’ont pas laissé indifférente :

 

Campus NetflixNetflix : 2 mois après son arrivée polémique en France, nous sommes allés leur rendre visite. C’est Laure Négri, responsable des partenariats qui nous reçoit. Elle nous rappelle (une nouvelle fois !) que Netflix ne fait qu’une seule chose à la fois et à fond : proposer des films cinéma en streaming vidéo et ceci dans 47 pays, avec aujourd’hui plus de 50 millions d’abonnés. Elle revendique le fait qu’on peut regarder Netflix sur différents devices : commencer un film sur son ordinateur et le finir sur son smartphone ou sa console de jeu (très répandu aux US). Pour chaque film, Netflix ingère énormément de méta datas et a mis au point un moteur de recommandation puissant pour nous proposer un programme personnalisé. Enfin elle nous présente la 4K, un nouveau format ultra haute définition (25 megabits/secondes), très impressionnant.

Reste à s’équiper du téléviseur qui va avec !Campus de NETFLIX

 

YOUTUBE

Youtube, ou la visite d’un géant. Bien qu’appartenant à Google, la plateforme vidéo américaine qui revendique plus d’un milliard d’internautes par mois, n’est pas localisé sur le grand campus de Montain View mais à San Bruno. Deux grands bâtiments, dont un hyper design et tout neuf, nous accueillent. L’esprit campus reste intact, avec plus de 3 restaurants entièrement gratuits, 2 food trucks tous les jours, des cuisines hyper modernes et des frigos bien remplis à tous les étages, une salle de gym et de musculation ouverte 24h/24, une grande piscine …

 

Tout est proposé pour que les employés travaillent dans de bonnes conditions et s’y épanouissent…

A noter que c’est une femme qui dirige YouTube, la célèbre Susan Wojcicki, l’une des toutes premières recrues de Google. C’est elle qui a hébergé les premiers bureaux de Google, dans le garage de sa maison lors des débuts de l’entreprise en 1998. Elle a ensuite dirigé tout le secteur publicité de YouTube. Nommée aujourd’hui à la tête de la société, elle a pour mission d’améliorer son rendement publicitaire qui peine à progresser (juste 1,22 milliard en 2013 aux US!!!). Notons que l’an passé, le magazine spécialisé AdWeek l’a désignée personnalité la plus puissante du monde publicitaire.

 

Et les belles rencontres :

Jérôme Lecat qui a fondé et dirige Scality, éditeur de logiciels de stockage de données. Si plus de 60% du chiffre d’affaires de sa société est réalisé aux Etats-Unis avec les grands opérateurs de l’internet, le service R&D et tous ses ingénieurs sont implantés en France ! En tout, Scality emploie aujourd’hui 90 personnes. Son défi mérite d’être souligné : montrer qu’une société française (de droit français) peut réussir dans la Silicon Valley. Il le prouve d’autant plus qu’il anime des équipes hypermotivées des 2 côtés de l’océan… Il faut dire que Jérôme est un serial entrepreneur que Grenade connait bien puisqu’il nous avait confié son budget de communication en 1998, quand il dirigeait Internet way, sa première creation d’entreprise !

 

Pauline Carmona, consule de France à San Francisco. Elle y a été nommée en septembre dernier et nous reçoit dans sa magnifique résidence, « comme à la maison ». Première femme à occuper ce poste, son objectif est clairement de stimuler les partenariats France-Etats-Unis dans les deux sens. Pour ce faire, elle souhaite rendre les services plus modernes, plus réactifs et plus efficaces. On a envie de lui faire confiance…

 

 

Groupe Croissance +

 

Hélène Saint Loubert

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