Le jardinage, plus qu’un marché, un eldorado


03 juillet 2012
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A quand une plate-forme de conversation sur le jardin et le jardinage ?

Le jardinage, plus qu’un marché, un eldorado de plus 3 milliards d’euros qui fait les beaux jours des GSB, GSA, des indépendants et des jardineries bien sûr.

Pas étonnant tant les Français puisent vraisemblablement dans cette passion et dans ce lieu une sérénité perdue. Le jardin est désormais une pièce à part entière, la 2ème pièce préférée de la maison qui constitue en quelque sorte un concentré de vie : vie familiale, vie sociale, activités, lien avec la nature. Il est tout cela à la fois et pour certains, un jardin écologique, pour d’autres un jardin nourricier, pour d’autres encore, un jardin décoratif, ou un 2ème salon où ont lieu les dîners entre amis.

Autant de destinations qui démultiplient en tout cas les voies du commerce : équipement, produits de jardinage, meubles, accessoires de décorations, et bien entendu plantes expliquent ce chiffre d’affaires exceptionnel qui, après des années de croissance, a tendance aujourd’hui à se tasser.

Comme dans la plupart des réseaux, la croissance par l’ouverture de magasin arrive à son terme. La saisonnalité des ventes oblige également les enseignes, en particulier les jardineries à inventer de nouvelles offres mais aussi à créer un lien plus fort avec le consommateur pour le fidéliser.

Les jardineries ont compris depuis un moment maintenant qu’internet pouvait constituer un relais de croissance et surtout un formidable espace de conversation avec leurs clients. Beaucoup de brand content a été développé, notamment de la matière pédagogique sur le végétal dans des formes allant des simples fiches jusqu’aux programmes courts ou à la web TV (Jardiland). Etonnamment en revanche, encore aucune marque n’a franchi le pas de la création d’une véritable plate-forme de conversation (à la manière de celle récemment lancée par Evian ou celle de Lancôme sur la beauté). Etonnant dis-je tant le sujet même du jardinage est, en tant que passion, une affaire de communauté et donc de partage. Tant de communautés totalement artificielles émergent en permanence pour disparaître d’ailleurs aussi vite…vides d’intérêt réel partagé et donc de contenu.

Alors, tout comme, Castorama propose intelligemment à ses clients de constituer une communauté dont la vocation est d’échanger des conseils et surtout de troquer des heures, il serait pertinent qu’un acteur du jardinage se lance dans la même démarche. Une communauté assise sur le contenu et l’échange pour prolonger le plaisir et la passion du jardin…sous toutes ses formes.

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