LA FEMME EST LE PASSÉ DE LA PUBLICITÉ


27 mai 2016
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Le saviez vous ? Plus les seins sont gros, plus le cœur est loin. Une évidence physique que les publicitaires oublient trop souvent. Cela ne sert à rien d’utiliser les formes féminines pour nourrir un discours mercantile. Les courbes vous mènent le plus souvent droit dans le mur. La femme aussi délicieuse soit-elle n’est pas un homme-sandwich. On ne touche pas, on ne croque pas, on n’apprécie pas.

Franchement, est-ce efficace de nous faire vivre par procuration une expérience érotico-ascensionnelle avec la sublime Laetitia Casta pour vendre une eau de toilette ? A priori, le marketing onaniste crée le plaisir de consommer.

Et que dire du film de F. Beigbeder pour Dim très critiqué par le métier ? La mise en scène culottée de ce popotin dynamique ne glorifie pas l’image de la femme qui est un QI avant d’être un Q, bien entendu. Pourquoi ne pas avoir enfilé ces petites culottes à un petit labrador ou un petit chat youtubeur ? Ca marche toujours les animaux et c’est plus respectueux.

Pour avancer, en toute modestie, voici plusieurs possibilités d’évolution :

– La plus simple est de supprimer toutes les mises en scène de femmes dénudées dans la publicité, et pourquoi pas un peu plus tard supprimer les sourires et les clins d’œil qui seront forcément trop aguichants et dévalorisants

– La plus paritaire est de présenter autant d’hommes à poil que de femmes dévoilées. J’aime bien l’idée.

– La plus extrémiste est de niqaber tout le monde et pourquoi pas même les bâillonner.

– La plus inhumaine est de remplacer tout ce petit monde par des images de synthèse, de la 3D… Plus de soucis, plus de droits à l’image, plus de vérité, plus de charme, plus de rien.

La discussion est ouverte.

 

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