J’ai fait une tentative de Décrochage Digital


27 mars 2015
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Ça fait plusieurs fois que j’entends de la bouche de personnes qui partent en vacances : « Bon, je ne vais pas consulter mes mails, mais s’il y en a un d’important, envoie moi un SMS ».

Loin de l’usage intensif qu’en font nos teenagers-SMS-première-langue qui tournent en moyenne à 2000 mini-messages par mois (source : l’opérateur téléphonique de mon fils), le texto semble être devenu la nouvelle protection pour couper court au flux envahissant de datas toxiques à notre santé émotionnelle. Le Short Message s’accommode visiblement mieux avec le bermuda et les tongs que l’email trop bavard.

 

J’ai moi aussi fait cette tentative de Décrochage Digital à l’occasion de mes dernières vacances dans les îles.

Mais c’était sans compter les redoutables sirènes numériques qui peuplent les territoires, même les plus reclus au milieu des Océans… les bornes wi-fi.

Leurs chants magnétiques attirent le voyageur analogique tentant timidement de fuir les vagues puissantes de la communication globale. Pourtant, avide d’informations fraiches de sa communauté, l’aventurier succombe à leurs images pixélisées et s’en est terminé de l’e-detox tout juste entamée. L’être est reconnecté à la matrice.

 

Me sentant un peu coupable à mon retour, j’installe sur mon Iphone l’appli Moment afin d’observer mon addiction à ce petit ami qui me veut tant de bien. Après quelques jours, malgré une moyenne de 100 pick-up par jour et 200 minutes de consultation, je n’arrive toujours pas à me dire que c’est trop (et à payer 4,99 euros pour l’option Unlock Everything pour me limiter l’accès à mon téléphone). Je dis que c’est mon métier qui veut ça.

Le phénomène #MobileFirst a placé le Smartphone dans l’épicentre de notre quotidien jusqu’à devenir indispensable à nos vies hyperactives.

La nouvelle campagne Durex #TurnOffToTurnOn joue d’ailleurs très bien de cet insight en nous engageant à retrouver un peu d’intimité dans notre couple grâce à une innovation technologique incroyable… le bouton OFF de notre mobile.

 

 

Alors oui à la mobilité augmentée mais #HumanFirst !

 

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