Y a-t-il des influenceurs dans le Bâtiment ?


23 novembre 2018
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Vous n’avez pas pu venir à notre petit-déjeuner conférence ? Vous aimeriez bien un digest de ce qui s’est dit lors de cette rencontre ? Vous êtes au bon endroit. Voici en quelques lignes un résumé comme si vous étiez.

 

On a commencé fort ou plutôt on a commencé avec Fred Cavazza qui a décidé de taper fort tout de suite et prouver l’importance du sujet : « Non seulement les influenceurs sont incontournables mais ils sont devenus les nouvelles bannières ».

Les nouvelles bannières ? On peut avoir une explication ? Oui, Fred Cavazza explique sa théorie : « D’une part, nous avons des internautes qui passent l’essentiel de leur temps sur les médias sociaux, alors autant être actif et communiquer sur les carrefours d’audience. Oui mais… (et le Mais est de taille !) la portée naturelle est devenue quasi-nulle et la visibilité payante de plus en plus coûteuse. D’autre part, les bannières publicitaires sont en voie de disparition (ad block…), il faut donc trouver d’autres leviers de visibilité ». Et le levier qui vient à l’esprit de tous c’est …. ? Et bien l’influence devenue quasi-incontournable.

 

C’est quoi un influenceur ?

Après cette première entrée en matière, nous lui avons demandé de nous redonner la définition d’un influenceur. Ça nous paraissait pas mal pour commencer. Et bien il nous a répondu que c’était un socionaute visible.

C’est tout ? Non, là aussi, il a bien voulu préciser : « Un influenceur doit répondre à quatre critères : 1- avoir une audience (of course). 2- bénéficier de l’écoute de cette audience (Ciao les robots). 3 – Accepter de monétiser son audience. 4- Avoir un minimum de savoir-faire pour le faire avec intelligence et finesse (en effet, parfois, c’est mieux quand c’est re-dit). »

Pour Cendrine Dominguez, présente également ce matin là, l’influenceur a une définition plus large, puisque dans son domaine (habitat, déco, lifestyle), l’influenceur est tout simplement celui qui détient un smartphone, c’est-à-dire vous, nous, tout le monde. On revient au socionaute visible 😉 Il suffit d’avoir un projet, des idées, des inspirations et les partager.

Caronie Cloux, directrice de communication et réseaux sociaux de POINT P n’est pas loin de la définition de Cendrine, puisque pour elle, les premiers influenceurs sont les particuliers à projet, ceux qui sont actifs, cherchent, confrontent différentes possibilités, approuvent ou dénoncent et le font savoir : « Ce sont eux qui font bouger les lignes et amènent les artisans à monter en compétence pour répondre au mieux aux besoins des clients finaux. ».

 

D’accord. Si on s’arrête là, on pourrait dores et déjà dire qu’il y a bien des influenceurs sur le secteur : des nano-influenceurs (particuliers à projets) mais qui ont une véritable audience auprès des autres particuliers dans la même situation.

 

Influenceur = ambassadeur ?

Mais pour les grands groupes, l’influence est ailleurs. Sophie Raphaël directrice communication corporate de Saint-Gobain Distribution Bâtiment France nous parle de son champs d’action. Exit les nano-influenceurs, ici ce sont les dirigeants qui incarnent les grands sujets du groupe (RSE, Innovation, sécurité …) : « Au niveau corporate, Linkedin reste la plateforme la plus performante pour toucher notre cible : journalistes, clients professionnels, industriels, élus et collectivités. C’est une cible, exclusivement BtoB, qui utilise spontanément Linkedin ».  Dans ce cas précis, l’influenceur est un ambassadeur puisqu’il appartient au groupe. Sophie acquiesce et renchérit : « Nous croyons beaucoup à l’ambassadorat. Sur les 23 000 collaborateurs en France, Saint-Gobain en a mobilisé une centaine, plus à l’aise que les autres avec les réseaux sociaux et racontent avec leurs mots ce qui les rend fiers dans l’entreprise ». Ils se sont nommés la Social Squad.

 

Qui dit Influenceurs dit communauté 

Si Saint-Gobain a créé la Social Squad, comment ont fait les autres ?

Cendrine Dominguez nous raconte son expérience personnelle et la création de SetMyStyle, le premier réseau social lifestyle où chacun de nous peut venir poster sa planche de tendance pour inspirer la communauté.  Carine Cloux parle à son tour de Génération Artisans une plateforme web et une application dédiée à la communauté de l’artisanat. Un espace de paroles dédié aux artisans, qui se conseillent et s’entraident. Et l’influence ? Elle n’est jamais loin puisqu’il y a une audience. Aujourd’hui Génération Artisans compte plus de 10 000 membres actifs. Une jolie réussite pour POINT P, qui prouve que le bâtiment est loin d’être à la traîne. Si le secteur a longtemps hésité, aujourd’hui il a pris le sujet du web social et des influenceurs à bras le corps.

 

Ce n’est pas Guillaume Loizeaud qui contredirait cette dernière affirmation. Le directeur du Mondial du Bâtiment a clos cette édition en racontant sa vision du marché, sa passion pour ce qu’il fait et son envie de faire bouger les lignes. Directeur de la division construction chez Reed Expo, il est à la tête de Batimat, Ideobain et Interclima. Ça aurait pu lui suffire. Mais il nous a expliqué pourquoi il était grand temps de créer une communauté dédiée à la transformation digitale et technologique du bâtiment : ConstructionTech. Un écosystème d’experts, start-ups, entreprises, investisseurs … en somme, tous ceux qui veulent s’engager dans la révolution industrielle du secteur du bâtiment et de la construction. Une belle histoire qu’il a souhaitée nous raconter mais surtout, sans nous influencer.

Un grand merci à Fred Cavazza, Cendrine Dominguez, Carine Cloux, Sophie Raphaël et Guillaume Loizeaud pour leur participation et leur investissement sur le sujet.

    

 

 

 

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