2018, une année record pour le Bio


18 juin 2019
Retour aux articles

« Ce n’est plus un phénomène de mode, c’est un phénomène de société  » affirmait en février dernier Florent Guhl, directeur de l’Agence bio. En 2018, 6000 agriculteurs se sont convertis et 12% de consommateurs mangent bio tous les jours. Une progression record.

Suite à une étude réalisée par OpinionWay pour FrenchFoodCapital en septembre 2018, voici quelques chiffres qui illustrent la préoccupation grandissante des français : manger plus sainement.

Si 81% des français achètent des produits biologiques, 34% en achètent au moins une fois par semaine.

 

Et qu’est-ce qu’on préfère acheter en bio ?

De plus en plus soucieux de leur santé, 35% des répondants disent acheter biologique pour s’assurer de consommer des produits alimentaires labellisés, sans OGM, ni adjuvants. Une autre manière de le dire pour 19% des sondés qui parlent eux de qualité nutritionnelle. En troisième position, arrivent les préoccupations environnementales : 13% privilégient ces produits plus respectueux de l’environnement et du bien-être animal. Enfin 8% consomment du bio pour une question de goût.

Le bio n’est définitivement plus une niche. Les supermarchés l’ont compris et proposent une offre de plus en plus agressive. Sauvera-t-il les supermarchés ? Fort possible. Les formats de distribution classiques s’épuisent. L’ensemble des réseaux est en passe de muer pour s’adapter à cette quête d’authenticité et de naturalité. Carrefour l’a bien compris. Passé Numéro 1 en terme de ventes avec plus de 20% de croissance en 2018, ses magasins Bio ne cesse de se multiplier en centre ville. Les Français font donc preuve d’un véritable attachement au bio. Toute la question maintenant est de savoir si la production suivra. Philippe Henry, président de l’agence Bio, reste optimiste et constate un véritable changement dans le paysage agricole français : « L’agriculture Bio s’installe durablement (..). Désormais, le bio représente 10 % de l’agriculture française » Un chiffre qui a doublé en 5 ans. Nous changeons d’époque.

Retour aux articles