Flat design, flat création ?


03 juillet 2014
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Né sur le web, il est adopté désormais par tous et partout, sur nos téléphones portables, nos tablettes, nos consoles de jeux, nos interfaces de gestion  et d’une certaine manière aussi par Mac DO dans sa dernière campagne d’affichage.

Phénomène récent, lancé dans un premier temps par l’IOS 7 d’Apple et Windows 8 de Microsoft, il a été depuis adopté par Google, Facebook, Twitter, Skype… et se développe comme une tendance durable.

Comme toute nouveauté, le flat design s’inscrit à l’encontre du précédent qui accumulait les effets graphiques dans une abondance (voire une surenchère) visuelle : ombres portées, biseautages, estampages, effets photoshop…le flat design est tout l’inverse : sans ombre, ni effet de profondeur, de texture, sans illusion de relief, sans fioritures décoratives, bref un design en 2D volontairement minimaliste.

En revanche, il ne remet pas en cause la représentation de fonctions virtuelles par des objets de la vie réelle. Il intègre toutes les formes possibles et privilégie la couleur, les couleurs les plus vives en particulier. Il fait appel à des typographies plus lisses, plus fines, en plus gros caractères.

 

                                                     Simplicity. You can drag an object behind the strip of paper.

 

Deux raisons pour expliquer son émergence : la simplification de l’expérience utilisateur d’une part avec une priorité donnée au message et l’adaptabilité d’autre part à des systèmes en perpétuelle évolution. 

Ensuite se pose bien sûr la question de la créativité dans des codes non pas tant « plats » que minimalistes. Les défenseurs d’une création sans contrainte s’émeuvent de ces codes trop épurés à leur goût, qui sonneraient comme des contraintes à la création. Un sujet débattu depuis la nuit des temps que Gide tranchait ainsi « L’art nait de contraintes, vit de luttes, et meurt de libertés ». Par ailleurs, bien des mouvements avant le flat design ont interrogé le minimalisme, l’art japonais ou le Bauhaus sans entamer la richesse artistique.

Laissons-lui le temps de s’épanouir, sur le web et partout ailleurs avant de le condamner définitivement à la platitude.

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